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30 août 2011- L’exploration du Système de Saturne

Athéna Coustenis, Chercheur CNRS à l’Observatoire de Paris-Meudon, Invitée colloque HRMS / ICB
18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

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Le monde de Saturne fascine depuis longtemps les scientifiques comme le grand public. Une planète géante extraordinaire, dotée d'un système d'anneaux exceptionnel, offre des opportunités d'exploration uniques. Un des atouts les plus fascinants de Saturne sont ses multiples satellites qui nous offrent une palette de mondes divers et complexes à étudier. Ces satellites sont explorés de près par la mission Cassini-Huygens qui nous a révélé des mondes glacés mais vivants, avec des geysers d’eau, des explosions volcaniques, des surfaces spongieuses ou bien recouvertes de larges canyons, et plus encore. Parmi ces mondes, une petite Terre gelée, Titan, le plus gros satellites de Saturne nous impressionne par ses similarités avec notre propre planète (atmosphère d’azote, chimie organique, lacs, canaux, dunes, volcans, etc) et dans le même temps par ses différences (température très basse, absence d’oxygène et d’eau liquide, etc).

Cette conférence sera l’occasion de présenter les dernières images et résultats sur l’exploration du système de Saturne et de discuter ce que nous pouvons apprendre sur le Système Solaire et notre propre monde à partir de l’exploration de ses satellites.

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13 septembre 2011 - Urbain Le Verrier, de Neptune à Eole

James Lequeux, astronome à l'Observatoire de Paris,
18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

LeVerrier A la suite de sa découverte en 1846 de la planète Neptune "du bout de sa plume" comme disaient ses contem­porains, Le Verrier, dont nous fêtons aujourd'hui le deuxième centenaire de la naissance, est devenu pendant un demi-siècle l'astronome le plus cé­lèbre de la planète. Nommé directeur de l'Observatoire de Paris en 1854, il s'y est montré un grand organisateur, mais aussi un dictateur détesté de son personnel. Ceci ne l'a pas empê­ché de créer à l'Observatoire même le premier service météorologique international, ancêtre de Météo-France. Les aspects contrastés de cet étonnant personnage, et aussi son oeuvre scientifique remarquable, fe­ront l'objet de la conférence.

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11 octobre 2011- L’astrochimie

Vincent Boudon, chercheur CNRS à l’Université de Bourgogne
18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

photoBoudon_VincentIl y a seulement quelques dizaines d'années, l'espace interstellaire, froid et vide, semblait être un milieu hostile, bien peu propice à la chimie. Les progrès récents de l'astronomie dans des domaines invisibles pour nos yeux, en particulier l'infrarouge et les micro-ondes, ont radicalement changé cette vision : plus de 160 molécules différentes, possédant jusqu'à 70 atomes, ont été détectées dans l'espace et les découvertes se poursuivent ! Des espèces chimiques encore plus complexes sont observées près des étoiles. Dans les météorites, des briques de l'ADN ont été formellement identifiées. Sans parler de certaines atmosphères planétaires, comme celles des planètes géantes ou de Titan, le principal satellite de Saturne, véritables usines chimiques, ou encore les comètes que certains soupçonnent d'avoir ensemencé la Terre de molécules organiques. Les scientifiques sont même capables aujourd'hui d'analyser la composition de planètes autour d'autres étoiles que le Soleil. Et tout ceci grâce au mariage heureux de la chimie et de l'optique.

En cette Année Internationale de la Chimie 2011, cette conférence tentera de faire le point sur le plus grand laboratoire de chimie qui soit : l'Univers. Quels étranges processus permettent de former des molécules complexes dans l'espace ? Jusqu'où est parvenue la chimie organique de Titan ? Pourra-t-on bientôt découvrir de la vie sur une exoplanètes, grâce à la chimie et à la lumière ? Telles sont quelques unes des questions auxquelles nous tenterons de répondre. Nous présenterons également les énormes moyens que les scientifiques mettent actuellement en oeuvre (Herschel, ALMA, SOFIA et de nombreuses missions spatiales) pour explorer et comprendre ce domaine jeune et plein d'avenir : l'astrochimie.

08 novembre 2011 - Astronomie, mythe et calendrier dans le monde celte

Paul Verdier, archéo-astronome, expert des civilisations celtiques
18h30, Musées d'Art Sacré et de la Vie Bourguignonne, 17 rue Sainte Anne - DIJON

Disque_Chevroches A travers l'exemple de quelques mythes écrits ou gravés, nous aborderons, en tant qu'hypothèse de réflexion, leur explication fondée sur l'astronomie antique.
Celle-ci serait à la base de la vision religieuse des Celtes, comme elle l'est de la théologie grecque classique. Le point de départ en est une vision globale du cosmos où les dieux ont autant leur place que les humains ; ce qui sépare les premiers de l'humanité est l'expression du temps (dont on cherche à enfermer l'exactitude dans des calendriers) :
- parce qu'il est extérieur à l'humanité, il la tue ;
- parce qu'il est le coeur de la nature divine, il lui imprime un mouvement régulier et éternel qui prend aussi la forme de l'Eternel Retour.
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13 décembre 2011 - Jupiter, conférence collective

Groupe système solaire de la SAB
18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

redspot_voyager1_900JupiterJupiter, planète incontournable du système solaire, par sa taille, sa masse ou son influence, méritait bien qu’on lui consacre une conférence. Jupiter, ou Zeus, père des dieux olympiens, méritait bien qu’on lui fasse cette offrande... Alors on s’est mis à plusieurs pour tirer le portrait, psychanalyser, réécrire l’histoire, fouiller le coeur, coiffer l’atmosphère, scruter la vie aimante ou raconter l’exploration de cet astre aux mille superlatifs. Les membres du groupe “système solaire” travaillent depuis trois ans à disséquer l’objet jusqu’aux plus fines lamelles de ses couches de gaz. Cette conférence à six voix est la leur, chacun intervenant sur une partie. Ils vous offrent un moment quasi-théâtral, humoristique, décalé, mais riche de grands moments et de petits détails savants. Bref une conférence fou-rire et fouillée, à ne pas manquer.

10 janvier 2012 - Les couleurs du ciel

Pierre Causeret , professeur de mathématiques, ancien président de la SAB
18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

Couleurs_du_ciel18De quelle couleur est le Soleil ? Certains le disent blanc alors qu'on le dessine souvent jaune ; pourtant il émet au maximum dans le vert et sa lumière est capable de former toutes les couleurs de l'arc-en-ciel… Et pourquoi le ciel est-il bleu ? Les planètes sont-elles colorées ? Savez-vous qu'il y a des étoiles rouges ou bleues mais pas d'étoiles vertes ? alors qu'il existe des nébuleuses vertes ? Le ciel de jour comme de nuit est plein de couleurs ; leur compréhension fait appel à la nature de la lumière mais aussi au fonctionnement de notre œil.

14 février 2012 - Astronomie au Moyen-Age

Danielle Jacquart, directeur d’études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes
18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

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Le XIIe siècle est marqué en Occident médiéval par une intense curiosité intellectuelle, qui se manifeste notamment par une activité de traductions du grec et de l’arabe. L’astronomie et l’astrologie firent partie des disciplines scientifiques recherchées par les lettrés occidentaux, la première n’allant généralement pas sans la seconde. En un premier temps, on fera le bilan de ce qui a été traduit en ce XIIe siècle et on situera les connaissances ainsi transmises par rapport au niveau atteint à la même époque dans le monde arabe. En un second temps, on portera son regard sur la période qui, en Europe latine, a précédé les mouvements de traductions, afin d’y déceler les principaux témoignages d’un intérêt pour la science des astres.

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13 mars 2012 - La nuit, un bien environnemental en devenir

18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

Samuel Challéat, docteur en Géographie de l’Université de Bourgogne (laboratoire ThéMA, UMR CNRS 6049), travail essentiellement sur la perte de la « nocturnité » par le biais de la lumière artificielle. Sa thèse de doctorat, intitulée « Sauver la nuit » - Empreinte lumineuse, urbanisme et gouvernance des territoires (2), ouvre sur des questionnements épistémologiques plus généraux quant aux risques, aux pollutions, aux relations entre éconosphère et biosphère, ainsi qu’aux conflits environnementaux liés.

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Quelques nuages filent dans le ciel au-dessus de l'Observatoire des Hautes Plates de la Société Astronomique de Bourgogne. L'agglomération dijonnaise est à 5 kilomèrtes à vol d'oiseau
Photographie Samuel Challéat.

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Ce qu’un individu ou une société pense, de façon autonome, comme étant un dommage – qu’il soit risque, gêne, nuisance ou pollution – n’est pas chose préétablie, mais chose construite ; en regard émerge la positivité de certains biens. Le renversement qui s’opère actuellement quant aux considérations de la lumière artificielle, la faisant passer du statut quasi exclusif – et encore bien présent – de progrès technologique à celui d’une source de nuisances et de pollutions, nous offre l’occasion d’analyser in vivo les processus cognitifs à l’œuvre dans ces transformations.

Là où astronomes amateurs et professionnels construisent, depuis les années 1970, la perception d’une nouvelle nuisance affectant la vision du ciel étoilé, écologues et médecins construisent désormais un champ de savoir tout aussi nouveau, celui de la lumière artificielle comme polluant. En retour, au fur et à mesure des émergences individuelles et sociétales de ces différentes façons de penser les dommages de la lumière artificielle, c’est bien la nuit – et avec elle le nocturne, le noir – qui s’affirme comme un bien environnemental intrinsèquement porteur de positivité.

Au moment où – pour la première fois dans l’histoire du droit français – le législateur questionne la toute puissante positivité de la lumière artificielle (1), cette conférence se propose d’analyser les mécanismes de la fabrique de la nuit comme objet environnemental positif d’une part, et, d’autre part, des conflits liés à cette pensée en formation.

(1) Voir le décret n° 2011-831 du 12 juillet 2011, relatif à la prévention et à la limitation des nuisances lumineuses, publié au JORF n°0161 du 13 juillet 2011, page 12147. Nous verrons que ce questionnement reste bien timide et avalise certaines pratiques, dommageables, des éclairagistes.
(2) Thèse disponible en ligne : http://www.geographiedijon.fr/spip.php?page=challeat&id_article=104)

 

10 avril 2012 - Ceci n'est pas une comète...

Lize Evezard, journaliste scientifique
18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

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Lize_Evezard_dAujourd'hui, le catalogue Messier est le guide touristique incontournable des astronomes amateurs débutants : y figurent toutes sortes d'objets attrayants et faciles à repérer. Par exemple M13 : l'amas d'Hercule, M31 : la galaxie d'Andromède, M42 : la nébuleuse d'Orion, M57 : l'anneau de la Lyre…
Lorsqu'on essaie d'en savoir plus sur cette collection hétéroclite, les questions s'accumulent vite. Charles Messier était avant tout un chasseur de comètes. Donc, quel rapport entre les comètes et la nébuleuse d'Orion ? Pourquoi le double amas de Persée est-il exclu, contrairement aux Pléiades ? Pourquoi y a-t-il des objets "manquants" ou "douteux" ?
Suivons Charles Messier dans ses réflexions : son catalogue est un témoignage précieux pour découvrir les méthodes de travail, les instruments, et les grands questionnements scientifiques de l'époque.

 

15 mai 2012 - Le monde d’Avatar est-il réaliste ?

Roland Lehoucq, chercheur CNRS au CEA Saclay,
18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

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Pandora, la planète où se déroule l'action d'Avatar, a fait rêver des millions de spectateurs.
Les qualités esthétiques de ce film sont manifestes mais certaines scènes ont un air de déjà-vu. Son exotisme est-il pure imagination où est-il ancré dans des connaissances scientifiques ? Le système planétaire particulier de Pandora est-il envisageable ? Sa faune, sa flore, ses merveilles géologiques sont-elles crédibles ? Dans cette conférence, nous examinerons toutes les curiosités du film de James Cameron. En utilisant les outils de la science pour décrypter certaines scènes du film, nous mènerons aussi une enquête : quelle est la taille de Pandora ? Dans quelle région vit la tribu Na'vis au centre de l'intrigue ? Ce questionnement transforme le spectateur en acteur très proche de l'astrophysicien qui, pour interroger l'univers, n'a d'autres sources que la lumière des astres captée par ses instruments. Au terme de l'enquête, son monde sera transformé.
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12 juin 2012 - Le pic de Château Renard, un observatoire exceptionnel pour amateurs

Marc Morisson , Vice-président de la SAB
18h30, salle de la Nef, 1 place du théatre à Dijon

Chateau_renard_compMORISSON_MarcPour observer ou faire des images, les astronomes amateurs n’ont souvent que leur propre matériel ou celui de leur association. Les instruments sont relativement modestes et installés pour la plupart à proximité des villes, là ou la pollution lumineuse est maximum.
Heureusement, il existe quelques sites privilégiés qui disposent de matériels professionnels reconvertis. C’est le cas de l’observatoire de Saint Véran dans les hautes alpes sur le pic de Château Renard. A près de 3000 mètres d’altitude, il abrite entre autre, un télescope de 62 cm qui donne accès à l’astronome amateur à quantité d’objets avec une qualité incomparable…
Une ballade sous les étoiles à l’écart de la civilisation !