Henri Arnault de Zwolle

Astronomien de Philippe le Bon

(Note : Son vrai patronyme hollandais était probablement Hendrik Arnold van Zwolle. On trouve de nombreuses autres transcriptions et orthographes de son nom : Henri Arnaut de Zwolle, Henry Arnaut de Zwolle, Magister Henricus Arnault, Medicus Alemannus de Zuvolis, Maistre Henry Arnault de Zubolis, Maistre Henry Zwolls, … etc)

Né en 1400 ou 1401, au plus tard, à Zwolle (Pays-Bas) – Mort le 6 septembre 1466 à Paris, rue de la Mortellerie (selon certaines sources) et enterré à Dijon (église Saint Etienne / la Nef)

Astronomie, médecine et musique à la cour des Grands Ducs d’Occident

Les Ducs de Bourgogne se sont entourés de nombreux savants, tout à la fois médecins, astrologues, astronomes, … ces différentes disciplines se mélangeant souvent au XVème siècle. Henri Arnault de Zwolle fut un des plus célèbres d’entre eux. Ce court résumé de sa vie et des ses réalisations astronomiques se base sur plusieurs sources (voir la bibliographie ci-dessous), parfois contradictoires sur certains points, qui sont donc à considérer avec prudence.

Né à Zwolle, en Hollande (qui fit plus tard partie des Etats de Bourgogne), il étudia tout d’abord à l’Université de Paris, sous la direction de Jean Fusoris. Il y devint maître en médecine et entra ensuite au service de Philippe le Bon et se fixa à Dijon. Les comptes du Duc, dont il devint conseiller et « phisicien » (médecin) avec une pension de cent francs par an, font mention de lui en 1432 et en 1454.

Il réalisa plusieurs instruments astronomiques pour le Duc. Il s’agit tout d’abord de deux « signets d’or » (cadrans solaires) pour la somme de six francs en 1431, dont l’un est offert au Comte de Savoie. En 1446, le Duc lui commande une horloge représentant le cours des sept planètes. Et, surtout, en 1454, il réalise un « … certain notable et subtil ouvrage que icelui seigneur lui a fait faire du mouvement des sept planètes et de la VIIIe et IXe sphère … », pour la somme de mille francs, en monnaie royale. Il s’agit vraisemblablement d’une horloge astronomique.

Henri Arnault s’intéresse également à la musique. En 1440, il publie un texte en latin décrivant le clavicymbalum, ancêtre de clavecin. Ce traité, conservé à la Bibliothèque Nationale de France, aborde également plusieurs autres sujets, dont l’astronomie, en décrivant la construction d’horloges et de cadrans solaires et en donnant des tables astronomiques.

Entre 1454 et 1461 (la date est mal connue et le fait contesté par certains auteurs), Henri Arnault serait passé au service du roi de France, Charles VII, puis de Louis XI. Il mourut, semble-t-il, lors de l’épidémie de peste de 1466, à Paris. Il est enterré à Dijon, dans l’église Saint-Etienne (aujourd’hui la Nef). Il semble qu’il ne reste aucune trace de sa tombe. Son épitaphe résume son importance en tant qu’astronome, à son époque :

« Ci-git, le docteur Arnaut, devin prévoyant, qui jadis observait dans les astres à double sens, les lois des étoiles fixes et des étoiles flottantes. Que tous les clercs le pleurent ! Disant adieu aux rayons d’or du Soleil, le front incliné profondément vers la terre, il a perdu la lumière, subissant l’éclipse dont, si souvent, il voyait le Soleil être victime. Le sixième jour de septembre de l’an 1466 la livra à la tombe. Puisse-t-il, par la grâce de dieu, voir sous ses pieds, les planètes qu’il a vues au-dessus de sa tête !

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